
Grâce à un petit malin et à un autocollant bien placé, il existe maintenant une rue Mario à Montpellier.
Merci à Ouaicestpasphoto pour le cliché.
La Vie vs les jeux vidéo
mardi 16 août 2011
Rue Mario
Par Game B, à 18:27
mardi 9 août 2011
File Fantasy : Mystic Queue
Par Game B, à 15:52

On parle régulièrement dans les médias des files d’attente japonaises. Elles peuvent mesurer plusieurs centaines de mètres et faire le tour de plusieurs pâtés de maison à l’occasion de la sortie d’un jeu populaire ou d’une nouvelle console.
Mais les japonais font aussi sagement la queue dans les mondes virtuels des jeux de rôle en ligne. Certains monstres rares ou certaines quêtes ne sont disponibles qu’en un endroit unique et mettent du temps à réapparaître. Alors dans un jeu comme Final Fantasy 11, les joueurs de l’archipel attendent posément leur tour.

mercredi 3 août 2011
Borne to be Wild
Par Game B, à 16:20

Un mec a fait d’une borne d’arcade Outrun une voiture avec un jeu de voiture pour vraiment conduire quand il joue à conduire.
mardi 2 août 2011
Le parry de Pascal
Par Game A, à 08:22

La chasse n’a rien de romantique, rien d’aventureux. Tout y est méticuleux à l’extrême : il faut préparer un nombre conséquent de potions, cuisiner pour cela des ingrédients chers ou longs à collecter, cuire à point suffisamment de quartiers de viande, préparer ses pièges, prévoir ses antidotes.
Enfin, avant de partir le ventre rempli et le sac plein, il faut encore faire un tour à la ferme pour y flatter un mignon porcelet, le seul animal domestique du village.

vendredi 29 juillet 2011
Au sabordage !
Par Game A, à 00:29

L’annonce d’une baisse de prix de la 3DS a rendu tout le monde euphorique : les journalistes se sont empressés de focaliser leur papier sur les pertes de l’exercice en cours (338 millions d’euros), les boursicoteurs de faire dévisser l’action aussi sec (-14% aux États-Unis) et les joueurs de flairer la bonne affaire.
La baisse de prix, qui a été confirmée dans la foulée en Europe par Nintendo, est inédite : comme il le souligne dans un communiqué, Mario n’a jamais « réduit de manière aussi significative le prix tarif d’une de ses consoles moins de 6 mois après son lancement ». On se rappelle que Satoru Iwata se méfiait de ces baisses de prix, notamment parce que « lorsque l’étiquette de prix d’un modèle baisse au fil du temps, les fabricants incitent les consommateurs à attendre » (novembre 2008) et que « l’effet ne peut pas durer très longtemps » (mai 2009).
Une telle baisse risquait également « d’affecter la confiance [des] clients les plus importants aux yeux de Nintendo », les braves qui avaient « soutenu » la console dès son lancement : Nintendo les récompensera d’une vingtaine de jeux à télécharger dans son catalogue Virtual Console. Pour tous les autres, qui rechignaient devant une tentative de « montée en gamme » (belle escroquerie, puisque 6 mois après la console perd 70€), c’est donc une excellente nouvelle. C’est bien la seule.
mardi 5 juillet 2011
L'étoile du Belger
Par Game A, à 21:22

Comme le reste, les jeux vidéo n’échappent pas aux phénomènes de mode. Les genres se succèdent et, pour un temps, semblent éclipser les autres par leur succès. Un jeune joueur pourrait-il imaginer que les jeux de tir étaient le genre le plus populaire dans les années 80 ? Ou que les beat ‘em up, qu’on ne croise guère plus hors des plateformes de téléchargements, leur avaient succédé sur le podium ?
Au début de chacune de ces vogues, il semble y avoir le succès d’un jeu en particulier qui en inspire une foule d’autres. Final Fight (Capcom, 1989) semble avoir joué ce rôle de catalyseur pour les beat ‘em up, comme Space Invaders et Gradius l’avaient été auparavant pour les jeux de tir.
Les qualités de Final Fight sont encore aujourd’hui indéniables. Les graphismes, la musique, la jouabilité ; miraculeusement, rien n’a vieilli. Ces critères épuisent-ils pour autant les raisons de son succès et plus largement celui des beat ‘em up qui ont suivi ?
dimanche 22 mai 2011
La coach cœur
Par Game A, à 22:00

Je me demande ce qu’elle pense de moi, au fond d’elle. Enfin, plus exactement j’aimerais en avoir le cœur net, parce que tout porte à croire qu’elle me déteste.
Par exemple, voilà plus d’un an et demi que je vais chez elle, pas très régulièrement c’est vrai, et elle ne m’a toujours pas appelé par mon prénom. C’est dingue je trouve. Je veux dire, elle me doit bien ça, je suis quand même un client, non ?
Maintenant que j’y pense, je ne connais pas son prénom non plus. Difficile de débuter une relation sur de pareilles bases.
vendredi 13 mai 2011
Colère Aviaire
Par Game B, à 17:28

Après avoir détruit des années d’évolution des systèmes de jeu en revenant au principe de la catapulte et du tir de piafs au pif jusqu’à ce que ça tombe, les oiseaux aigris commencent à être aperçus dans certaines régions reculées du globe.
La menace est bientôt sur nous…
samedi 23 avril 2011
All your basi are belong to us
Par Game A, à 21:56

Ça ne veut pas dire grand-chose, « Jambo! Safari » : « bonjour ! le voyage ». Bonjour le titre.
Je les ai traduits mais vous les connaissiez sans doute, ces mots de swahili (même si « safari » a chez nous un sens moins général). À y bien réfléchir, on connaît même beaucoup de mots swahilis : daktari (docteur), hakuna matata, bwana (monsieur/maître), hatari (attention), Simba (lion)… Ubuntu aussi, qui est apparenté à cette langue.
Allez savoir pourquoi, car c’est bien la seule langue africaine à rencontrer un tel succès.
jeudi 14 avril 2011
Le syndrome du colon irritable
Par Game A, à 12:01

Jambo!Safari ayant eu les conditions de production que l’on sait, on pouvait craindre une vision de l’Afrique très élaborée : l’essentiel des informations collectées par les graphistes a dû en effet provenir de films ou de séries télévisées, en tout cas de sources indirectes.
Le fait que le jeu se déroule au début des années 60 en est sans doute une des premières conséquences : la période correspond à l’âge d’or du continent sur les écrans américains : au cinéma les 16 Jungle Jim entre 1948 et 56, Hatari en 62, Clarence le lion qui louchait [sic] en 65 et, à la télévision, Jungle Jim, Sheena, Queen of the Jungle en 1955, Daktari et Tarzan en 1966… Paradoxale période : pour le spectateur, l’Afrique n’a peut-être jamais paru plus immature* et accueillante qu’au moment où, en réalité, les Africains obtenaient leur autonomie et le contrôle de leurs frontières.
jeudi 7 avril 2011
Hatari, the power without the price ?
Par Game A, à 21:49

Il fut un temps où Sega ne rechignait pas à la dépense pour réussir ses titres, manifestant son amour du jeu jusque dans le goût du risque. Traversant l’Europe en quête de sensations et de paysages, Yu Suzuki initiait pour OutRun (1986) ce qui allait devenir une pratique assez courante dans l’entreprise, le voyage d’étude. Ainsi, pour Sport Fishing II (1995), dix personnes étaient partis au Costa Rica, à la chasse au tarpon, au marlin bleu et aux images.
Malheureusement, avec le temps et la crise du secteur des bornes d’arcade, l’habitude s’est perdue et de moins en moins de jeux en ont profité. Jambo! Safari n’aura jamais été parmi par ces heureux élus.
mercredi 23 mars 2011
Dans le décor et dans le mur
Par Game A, à 20:27

Les pontes de Nintendo ont récemment déployé les éléments de langage contre le marché du jeu sur les smartphones/tablettes. Tout y est passé, du trop grand nombre de logiciels disponibles à leur prix trop bas, de leur faible qualité aux risques qu’ils font courir à l’industrie tout entière et à « l’emploi de ceux qui en font leur carrière ».
On ne s’étendra pas sur leurs arguments, personne n’y a cru ; la position de Nintendo était de toute façon délicate : ici ils ne veulent pas de jeux à 100 yens mais en développent pour deux cents points (200 yens donc), là ils refusent les développeurs dans leur garage tout en voulant attirer les studios indépendants, notamment avec « une barrière d’entrée minimale » (qu’il dit Reggie).
Il ne faudrait pas balayer leurs avertissements pour autant : il est possible que le grand public refuse à terme de dépenser 50€ pour un jeu, qu’importe sa qualité et « le cœur » qu’y a mis Hideki Konno, et préfère des jeux peut-être moins riches en contenu mais beaucoup moins onéreux.
Le seul problème de leur joli discours est finalement que Nintendo a sa part de responsabilité dans le déclin de qualité (du moins d’ambition) des jeux vidéo, et la réalité augmentée, qu’il va populariser à coup sûr, en sera la prochaine étape.
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