
Les pontes de Nintendo ont récemment déployé les éléments de langage contre le marché du jeu sur les smartphones/tablettes. Tout y est passé, du trop grand nombre de logiciels disponibles à leur prix trop bas, de leur faible qualité aux risques qu’ils font courir à l’industrie tout entière et à « l’emploi de ceux qui en font leur carrière ».
On ne s’étendra pas sur leurs arguments, personne n’y a cru ; la position de Nintendo était de toute façon délicate : ici ils ne veulent pas de jeux à 100 yens mais en développent pour deux cents points (200 yens donc), là ils refusent les développeurs dans leur garage tout en voulant attirer les studios indépendants, notamment avec « une barrière d’entrée minimale » (qu’il dit Reggie).
Il ne faudrait pas balayer leurs avertissements pour autant : il est possible que le grand public refuse à terme de dépenser 50€ pour un jeu, qu’importe sa qualité et « le cœur » qu’y a mis Hideki Konno, et préfère des jeux peut-être moins riches en contenu mais beaucoup moins onéreux.
Le seul problème de leur joli discours est finalement que Nintendo a sa part de responsabilité dans le déclin de qualité (du moins d’ambition) des jeux vidéo, et la réalité augmentée, qu’il va populariser à coup sûr, en sera la prochaine étape.